La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo continue de progresser. Selon le dernier rapport officiel publié le 8 juillet, 51 nouveaux cas confirmés et 20 décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures. Le cumul atteint désormais 1 759 cas confirmés et 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1 %.
L’Ituri demeure l’épicentre de cette flambée épidémique, concentrant à elle seule 91 % des cas recensés. De son côté, le Nord-Kivu affiche le taux de létalité le plus élevé, estimé à 56,8 %, illustrant la gravité de la situation dans cette province.
Le rapport fait également état d’une évolution préoccupante avec la confirmation de deux cas à Kisangani, dans la province de la Tshopo, jusque-là épargnée par l’épidémie. L’un des cas est lié à la zone de santé de Nia-Nia, tandis que l’autre ne présente aucun lien géographique apparent avec les foyers déjà identifiés.
Cette situation a conduit les autorités sanitaires à lancer des investigations approfondies afin de déterminer l’origine de cette contamination. Parallèlement, les dispositifs de réponse et de surveillance ont été renforcés à Kisangani pour prévenir toute propagation du virus dans cette partie du pays.
Malgré les efforts déployés, la riposte continue de faire face à d’importants défis. Le rapport souligne notamment un déficit de financement estimé à 20 millions de dollars ainsi qu’une insécurité persistante dans certaines zones affectées. Les activités des groupes armés CODECO et ADF continuent en effet de limiter l’accès humanitaire et de compliquer les interventions sanitaires sur le terrain.