L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) rejette toute responsabilité dans les violences survenues lors de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre 2026 à Kinshasa. Au cours d’une causerie morale, son secrétaire général, Augustin Kabuya, a également affirmé que son parti n’avait jamais entretenu de milice.
Pour le dirigeant du parti présidentiel, cette manifestation constitue un « véritable fiasco », qu’il attribue à l’incapacité des opposants à mobiliser la population. Selon lui, cette faible mobilisation démontrerait que la majorité des Congolais continue de soutenir le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Augustin Kabuya affirme avoir lui-même pris des dispositions pour éviter une éventuelle confrontation entre les militants de l’UDPS et ceux de l’opposition.
« Je vous avais demandé de laisser ces gens marcher. Vous m’avez également vu, en tant que député national, écrire au Bureau de l’Assemblée nationale pour solliciter le décalage de l’heure de la plénière. Pourquoi avais-je fait cette proposition ? C’était pour éviter toute confrontation », a-t-il expliqué.
Il a soutenu qu’un déplacement vers l’Assemblée nationale aurait entraîné la mobilisation de ses partisans et risqué de créer des tensions.
« Si je me déplaçais pour me rendre à l’Assemblée nationale, vous alliez tous être obligés de m’accompagner. Qu’est-ce que cela allait provoquer ? Nous avons une opposition qui n’existe que sur les réseaux sociaux. Voilà ce qu’est devenue l’opposition dans notre pays », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, Augustin Kabuya a également critiqué plusieurs personnalités de l’opposition et des confessions religieuses.
« Avec de tels acteurs, vous affirmez que Félix Tshisekedi n’est pas aimé ? Il n’y a que Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Donatien Nshole. Même Donatien Nshole, qui affirme habituellement avoir réalisé des monitorings, doit maintenant venir nous les expliquer », a-t-il conclu.